Paroles d’Anches,un journal écrit par des passionnés de l’accordéon

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Le Journal Paroles d’Anches : premier article “les tierces”

C’est un petit journal qui a été écrit par des passionnés de l’accordéon. Le site de CADB les a tous mis en ligne et je tire mon chapeau à Vincent Garcia qui a fait un gros travail sur le site. Aujourd’hui l’association est en sommeil et je crains qu’un jour le site disparaisse complètement aussi je vais aller chercher quelques articles ou histoires piochés dans ce petit journal qui était vraiment instructif.

Mon premier choix est tiré du premier Paroles d’Anches … la suppression des tierces en 1998 on en parlait aujourd’hui 22 ans plus tard c’est toujours d’actualité.

Extrait

Lorsqu’un musicien classique s’intéresse un tant soit peu à notre instrument ce qui l’étonne c’est que sur un accordéon diatonique il n’y ait que des accords majeurs (excepté le la)…”Vous ne jouez qu’en majeur alors ?” Non non … mais il a plusieurs astuces pour jouer des airs mineurs. La première est de jouer en La mineur. Mais souvent il va nous falloir un Ré ou un Mi mineur et là, problème… on joue en mineur à la main droite et en majeur à la main gauche. ça fait une jolie dissonance (certains l’aiment d’autres pas). Cette dissonance est due aux tierces. Mais au fait c’est quoi les tierces ?

Une tierce est en fait un intervalle entre 2 notes. Et dans un accord parfait, qui comprend 3 notes , la première tierce définit l’accord comme étant majeur ou mineur. Une tierce majeure comprend un intervalle de 2 tons, alors qu’une tierce mineure comprend un intervalle d’un ton et demi.

Pour éliminer ce désaccord entre la main droite et la main gauche, la solution souvent employée est de supprimer cette tierce ( le mi dans l’accord de do). certains accordéons ont une tirette( registre) qui permet de faire cette opération à tout moment . Mais les petits diatos d’étude, eux n’en sont pas munis. Il reste donc la solution de “scotcher” les notes embêtantes: les tierces des accords de Ré et de Mi…. il n’y a plus de dissonance mais le son ainsi obtenu est aussi moins colorée. A vous de choisir !

Avis

Cette article écrit en 1998 par Bernard Loffet est toujours d’actualité. Aujourd’hui il y a deux écoles celle des tierces et l’autre sans les tierces. Pour ma part je les garde j’aime la couleur. Mais je respecte le choix de chacun avec toujours cette idée de choix donc avec un registre. Bonne lecture.

http://www.cadb.org/?p=parolesdanches&n=pa01

Le Journal Paroles d’Anches : Article 2 “la mémoire des doigts”

Après avoir tenu compte des bons conseils qui nous étaient donnés, nous pratiquons maintenant tous l’apprentissage d’oreille quelque soit l’instrument pratiqué ( accordéon, violon, flûte, guitare, bombarde). Voici les quelques étapes de cet apprentissage:

  1. le prof joue le morceau devant ses élèves. C’est le premier contact avec l’air à apprendre. En général il plait car le prof a le droit de le personnaliser à son gré.
  2. le prof reprend chaque phrase, demi-phrase ou passage à vitesse lente, dépouillé du style, des ornements, ou accents et les élèves essaient de reproduire d’oreille.
  3. Quand tout le morceau a été vu on recolle les morceaux et on pratique la technique question réponse utilisée dans le Kan Ha Diskan, le prof joue la phrase complète, l’élève reproduit.
  4. Le morceau étant su, le prof montre alors, selon le niveau des élèves, des éléments de style, des variantes, des ornements, les accents à rajouter. c’est seulement à partir de ce moment-là que nous utilisons l’écriture. Le prof écrit le morceau au tableau et les élèves le notent sur leur cahier. L’air doit être enregistré, chaque élève possède son magnéto. de retour à la maison l’air est revu par l’écoute de la K7, le cahier viendra en complément et servira principalement d’aide-mémoire. L’étude d’un air se fait sur deux cours.

L’élève éduque progressivement son oreille sur le plan mélodique et harmonique et les réflexes des doigts ou la “mémoire des doigts” (on entend la note avant de la jouer) dont parle certains sonneurs s’acquièrent peu à peu.

Avis

Je trouve super cette façon qu’aujourd’hui j’essaie de pratiquer. Le texte a son âge avec les K7 qui n’existent plus mais la technique est la même. Le texte est de Jacques Paranthoën.

http://www.cadb.org/?p=parolesdanches&n=pa02

Le journal Paroles d’Anches : Article 3 ” l’accordéon diatonique est un instrument qui n’a pas de sens”

Gauche, droite, haut, bas, nord, sud …. voilà des mots qui perdent vite leur sens dès que l’on cherche à les appliquer à notre instrument préféré. Lorsqu’il est au repos, bien posé sur ses pieds, le clavier main gauche est en bas, celui de la main droite est en haut. Lorsqu’on le prend pour en jouer, on le bascule d’un quart de tour pour retrouver le clavier de la main droite à droite et celui de la main gauche à gauche, bien sûr. sauf pour les gauchers! Rien de bien exceptionnel jusqu’à présent, d’autres instruments se rangent dans une autre position que leur position de jeu ou se retrouvent même complètement démantibulés sans s’en porter plus mal…

Mais regardons de plus près nos claviers et d’abord les schémas qui les représentent. Tout de suite se pose le problème du haut du bas. On est obligé de préciser “le schéma de l’accordéon représente l’instrument tel que vous le voyez quand vous l’avez sur vos genoux” ou “haut (menton) – bas (genoux)” ou on ne précise rien du tout en espérant que le lecteur saura dans quel sens tourner son cahier ou son accordéon. Jusqu’à Alain pennes qui pousse le vice jusqu’à mettre le clavier main droite à gauche et le clavier main gauche à droite!

Et puis on numérote les boutons en commençant par le haut (côté menton), ce qui est déjà bizarre, parce qu’une maison ou un escalier, on ne compte pas les étages ou les marches en commençant en haut. Or ce “haut ” de l’instrument (côté menton) correspond aux notes graves représentées en écriture musicale par des notes “en bas” de la portée. Les choses se compliquent ….

http://www.cadb.org/?p=parolesdanches&n=pa04

Avis

J’adore cet instrument, il est vrai que si je joue en haut je suis en bas du clavier et inversement si je joue en bas je suis en haut. Personnellement j’ai pris le parti de parler du geste, en toute logique le haut c’est le ciel et le bas c’est le sol (pas la note), on peut se perdre et comme le dit si bien Patricia Gendre qui a écrit cet article on peut en perdre le Nord.

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